Requiem de Mozart - Boléro de Ravel - 23 mai 2020

Mozart - Requiem
Ravel - Boléro
Samedi 23 mai 2020

Eglise de Saint-Germain-des-Prés - Paris VIème

20200523 Mozart Ravel SGP

Chœurs Elisabeth Brasseur
Orchestre Hélios
Direction : Antoine Sebillotte 

Programme

Boléro, de Maurice Ravel

Requiem, KV 626, de Wolfgang Amadeus Mozart
I. Introitus - Requiem
II. Kyrie
III. Sequenz - Dies Irae, Tuba Mirum, Rex Tremendae, Recordare, Confutatis, Lacrimosa
IV. Offertorium - Domine Jesu, Hostias
V. Sanctus
VI. Benedictus
VII. Agnus Dei
VIII. Communio - Lux Aeterna

Informations pratiques

Samedi 23 mai 2020, 20h45

Eglise de Saint-Germain-des-Prés
3 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris
Métro Saint-Germain-des-Prés (ligne 4)

Billetterie

Internet : orchestrehelios.com
Téléphone : 06 81 44 04 32
A l'église le jour du concert à partir de 14h
Tarifs : 20 € / 30 €, gratuit moins de 18 ans.

Boléro de Ravel - Requiem de Mozart

Le Boléro de RAVEL

Le Boléro est l’œuvre de musique classique la plus jouée dans le monde avec une représentation toutes les 15 minutes. Lors de sa création, le compositeur avait donné les droits d’auteur à son jardinier sans prévoir son succès auprès du grand public.

Cette œuvre est l’archétype de l’ostinato. La mélodie est reprise à tour de rôle par les différents instruments de l’orchestre sur une formule rythmique à la percussion.

 

MOZART… Wolfgang Amadeus MOZART, solennel et musical, cela évoque quelques notes de certaines de ses compositions.
Amadeus (aimé de Dieu en latin), fut considéré comme un homme très sociable, élégant, attentif, tendre et raisonnable.
Né le 27 janvier 1756 à Salzbourg en Autriche, il laisse après 35 ans de vie un trésor de musiques comprenant plus de 600 œuvres.
Son père, Léopold, très érudit, ayant deviné très tôt les talents hors du commun d’Amadeus, lui enseigna la culture générale et fit son éducation musicale pendant leurs voyages dans toute l’Europe, rencontrant des compositeurs célèbres, sacrifiant sa propre carrière au seul profit de son fils.
Amadeus acquit ainsi sa maîtrise, sa perfection au service de son génie personnel.
De cela, il gardera admiration et vénération pour son père.
Le 4 août 1782, dans la cathédrale Saint-Etienne de Vienne, MOZART épouse Constanze WEBER. Léopold désapprouve ce choix pensant que ce mariage peut détourner son fils de la musique et s’éloigne de lui.
Ils auront 6 enfants ; seuls deux des enfants, Karl Thomas et Franz Xavier Wolfgang, survivent passée la petite enfance.
En novembre 1784, MOZART adhère à la Franc-Maçonnerie, il sera à la fois et en même temps, dignitaire maçon et décoré par le Pape Clément XIV de l'éperon d'or, ce qui pour lui, ne représentait aucune contradiction.
La même année, MOZART rencontre HAYDN, de 24 ans son aîné : c’est le coup de foudre artistique. Les deux hommes s’admirent réciproquement et se lient d’une amitié sincère et durable, unique dans l’histoire de la musique, au point que MOZART, qui considère HAYDN comme son maître, le rebaptise « Papa HAYDN » tandis qu’HAYDN le qualifie auprès de Léopold, de « plus grand compositeur que je connaisse ».

Le Requiem de MOZART sera joué à l’enterrement de HAYDN en mai 1809.

Le REQUIEM
Alors qu’il terminait deux opéras, La Clémence de Titus, La Flûte enchantée (véritable éloge et hymne à la gloire de la Franc-Maçonnerie), Le Concerto pour clarinette, Le Concerto pour cor en ré majeur ainsi que deux cantates maçonniques, dont « Lasst uns mit geschfungen Handen » (devenue l'hymne national de la République Autrichienne), en juillet 1791, un mystérieux inconnu lui commande un Requiem. Il s’agissait du comte von WALSEGG.
MOZART, déjà submergé par le travail, s’épuise jour et nuit pour honorer cette commande et le 20 novembre 1791, s’alite, terrassé par une fièvre extrême. Privations, surmenage et maladie ont raison de lui, il s’éteint le 5 décembre sans avoir pu terminer son Requiem.
Un de ses élèves, Franz Xaver SÛSSMAYR, termina l’œuvre.
Le requiem le plus joué dans le monde est celui de MOZART.
Le chœur y occupe tout du long, le devant de la scène, ce qui lui permet de déployer librement sa magnificence. Les différentes parties de l’œuvre suivent le découpage traditionnel d’un Requiem. Ainsi, dans l’Introït, la progression part des ténèbres puis s’ouvre vers les régions lumineuses. Dans le kyrie en forme de fugue, se trouve une véritable innovation théologique quand MOZART superpose dès la première mesure l’invocation au Seigneur (Kyrie-temps éternel) et l’invocation au Christ (Christe-temps terrestre). Le dramatique Dies Irae permet au chœur d’exprimer le sentiment de peur. Le Tuba Mirum reprend la tradition salzbourgeoise. Clamé trois fois par le chœur, le Rex tremendae annonce le juge. Moment humble, suppliant, inquiet et miséricordieux, le Recordare déroule de longues phrases instrumentales. La vision dramatique du Confutatis mélange les flammes et la consolation. Le Lacrimosa même partiellement de MOZART, reste comme une berceuse de la mort. Le ton très solennel est donné dans l’Hostias. Les Sanctus, Benedictus et Agnus Dei, sont vraisemblablement bâtis sur des esquisses d’œuvres de jeunesse de MOZART.
Le Requiem reste une œuvre énigmatique et dérangeante.

ROSSINI considérait MOZART non comme le plus grand mais comme l’unique.

Si vous cherchez à comprendre MOZART, écoutez donc sa musique.

Pierre Germain, basse

Sources :
- Un regard médical sur MOZART et son historiographie par Lucien R. Karhausen.
- Histoire de W.A. MOZART. Publiée par sa veuve Constance d’après des lettres et des documents originaux. Georg Nikolaus von Nissen.
- Radio France. Le Passé composé, no 5 (mars 2003) Caroline Gohier (Sciences humaines)
- France inter. La preuve par Z. Jean-François Zygel.
- Extraits de la Correspondance complète de W. A. Mozart, édition française et traduction de l'allemand par Geneviève Geffray.
- Gil Pressnitzer. Esprits nomades.
- Philippe Manoury powered by WordPress

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