Requiem de Mozart - Requiem de Kraus - Concerto de Cimarosa - 4 décembre 2021

Kraus - Requiem
Cimarosa - Concerto pour Hautbois
Mozart - Requiem

Samedi 4 décembre 2021 à 20h45

Eglise de Saint-Germain-des-Prés - Paris VIème

mozart4déc

Chœurs Elisabeth Brasseur
Orchestre Hélios
Hautbois et Direction : Antoine Sebillotte 

Programme

Requiem, VB 1, de Joseph Martin Kraus
Introitus - 1. Requiem Aeternam, 2. Te Decet
Kyrie - 3. Kyrie
Sequentia - 4. Dies Irae, 5. Lacrymosa, 6. Huic Ergo
Offertorium - 7. Domine Jesu Christe, 8. Qual Olim Abrahae
Sanctus - 9. Sanctus, 10. Benedictus
Agnus Dei et Communio - 11. Agnus Dei et Lux Aeterna

Concerto pour Hautbois, de Domenico Cimarosa

Requiem, KV 626, de Wolfgang Amadeus Mozart
I. Introitus - Requiem
II. Kyrie
III. Sequenz - Dies Irae, Tuba Mirum, Rex Tremendae, Recordare, Confutatis, Lacrimosa
IV. Offertorium - Domine Jesu, Hostias
V. Sanctus
VI. Benedictus
VII. Agnus Dei
VIII. Communio - Lux Aeterna

Informations pratiques

Samedi 4 décembre 2021, 20h45

Eglise de Saint-Germain-des-Prés
3 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris
Métro Saint-Germain-des-Prés (ligne 4)

Billetterie

Internet : orchestrehelios.com
Téléphone : 06 81 44 04 32
A l'église le jour du concert à partir de 14h
Tarifs : 20 € / 30 € (catégorie unique, places non numérotées)

Joseph Martin Kraus : le Mozart suédois

Joseph Martin Kraus

Compositeur-penseur, personnage aux multiples facettes, talent musical et littéraire exceptionnel, Joseph Martin Kraus (1756-1792), en dépit de sa très courte existence, aura profondément marqué son époque et jeté les bases d’une musique nationale à la cour de Suède. Il aura impressionné favorablement de grandes personnalités du monde musical et intellectuel de son temps, parallèlement au parcours de Mozart (1756-1791) dont il se distingue par bien des traits qui prouvent que d’autres créateurs de premier plan pouvaient aussi exister et s’exprimer. Haydn aura reconnu sans tiédeur son grand talent.

Joseph Martin Kraus naît dans la petite ville de Miltenberg am Main (en Franconie, aujourd’hui en Bavière) le dimanche 20 juin 1756 et décède trente-six années plus tard à Stockholm le samedi 15 décembre 1792. Cet exact contemporain de Mozart, compositeur de grand talent, fut largement éclipsé par ce dernier. On assiste à sa réhabilitation tout à fait justifiée depuis quelques années.

Il aura fortement contribué à faire de Stockholm un des plus grands centres culturels européens. De plus, on le considère comme l’une des figures les plus curieuses et singulières du 18ème siècle.

Extrait de sa biographie écrite en 2015 par Jean-Luc Caron
Pour en savoir plus : biographie de JM Kraus

Requiem de Mozart

MOZART… Wolfgang Amadeus MOZART, solennel et musical, cela évoque quelques notes de certaines de ses compositions.

Amadeus (aimé de Dieu en latin), fut considéré comme un homme très sociable, élégant, attentif, tendre et raisonnable.

Né le 27 janvier 1756 à Salzbourg en Autriche, il laisse après 35 ans de vie un trésor de musiques comprenant plus de 600 œuvres.

Son père, Léopold, très érudit, ayant deviné très tôt les talents hors du commun d’Amadeus, lui enseigna la culture générale et fit son éducation musicale pendant leurs voyages dans toute l’Europe, rencontrant des compositeurs célèbres, sacrifiant sa propre carrière au seul profit de son fils.

Amadeus acquit ainsi sa maîtrise, sa perfection au service de son génie personnel. De cela, il gardera admiration et vénération pour son père.

Le 4 août 1782, dans la cathédrale Saint-Etienne de Vienne, MOZART épouse Constanze WEBER. Léopold désapprouve ce choix pensant que ce mariage peut détourner son fils de la musique et s’éloigne de lui. Ils auront 6 enfants ; seuls deux des enfants, Karl Thomas et Franz Xavier Wolfgang, survivent passée la petite enfance.

En novembre 1784, MOZART adhère à la Franc-Maçonnerie, il sera à la fois et en même temps, dignitaire maçon et décoré par le Pape Clément XIV de l'éperon d'or, ce qui pour lui, ne représentait aucune contradiction.

La même année, MOZART rencontre HAYDN, de 24 ans son aîné : c’est le coup de foudre artistique. Les deux hommes s’admirent réciproquement et se lient d’une amitié sincère et durable, unique dans l’histoire de la musique, au point que MOZART, qui considère HAYDN comme son maître, le rebaptise « Papa HAYDN » tandis qu’HAYDN le qualifie auprès de Léopold, de « plus grand compositeur que je connaisse ».

Le Requiem de MOZART sera joué à l’enterrement de HAYDN en mai 1809.

Le REQUIEM

Alors qu’il terminait deux opéras, La Clémence de Titus, La Flûte enchantée (véritable éloge et hymne à la gloire de la Franc-Maçonnerie), Le Concerto pour clarinette, Le Concerto pour cor en ré majeur ainsi que deux cantates maçonniques, dont « Lasst uns mit geschlungnen Händen » (devenue l'hymne national de la République Autrichienne), en juillet 1791, un mystérieux inconnu lui commande un Requiem. Il s’agissait du comte von WALSEGG.

MOZART, déjà submergé par le travail, s’épuise jour et nuit pour honorer cette commande et le 20 novembre 1791, s’alite, terrassé par une fièvre extrême. Privations, surmenage et maladie ont raison de lui, il s’éteint le 5 décembre sans avoir pu terminer son Requiem.

Un de ses élèves, Franz Xaver SÜSSMAYR, termina l’œuvre.

Le requiem le plus joué dans le monde est celui de MOZART. Le chœur y occupe tout du long, le devant de la scène, ce qui lui permet de déployer librement sa magnificence. Les différentes parties de l’œuvre suivent le découpage traditionnel d’un Requiem. Ainsi, dans l’Introït, la progression part des ténèbres puis s’ouvre vers les régions lumineuses. Dans le Kyrie en forme de fugue, se trouve une véritable innovation théologique quand MOZART superpose dès la première mesure l’invocation au Seigneur (Kyrie-temps éternel) et l’invocation au Christ (Christe-temps terrestre). Le dramatique Dies Irae permet au chœur d’exprimer le sentiment de peur. Le Tuba Mirum reprend la tradition salzbourgeoise. Clamé trois fois par le chœur, le Rex tremendae annonce le juge. Moment humble, suppliant, inquiet et miséricordieux, le Recordare déroule de longues phrases instrumentales. La vision dramatique du Confutatis mélange les flammes et la consolation. Le Lacrimosa même partiellement de MOZART, reste comme une berceuse de la mort. Le ton très solennel est donné dans l’Hostias. Les Sanctus, Benedictus et Agnus Dei, sont vraisemblablement bâtis sur des esquisses d’œuvres de jeunesse de MOZART.

Le Requiem reste une œuvre énigmatique et dérangeante.

ROSSINI considérait MOZART non comme le plus grand mais comme l’unique.

Si vous cherchez à comprendre MOZART, écoutez donc sa musique.

Pierre Germain, basse

Sources :
- Un regard médical sur MOZART et son historiographie par Lucien R. Karhausen.
- Histoire de W.A. MOZART. Publiée par sa veuve Constance d’après des lettres et des documents originaux. Georg Nikolaus von Nissen.
- Radio France. Le Passé composé, no 5 (mars 2003) Caroline Gohier (Sciences humaines)
- France inter. La preuve par Z. Jean-François Zygel.
- Extraits de la Correspondance complète de W. A. Mozart, édition française et traduction de l'allemand par Geneviève Geffray.
- Gil Pressnitzer. Esprits nomades.
- Philippe Manoury powered by WordPress

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